VA ou watts : la seule ligne qui décide
Un onduleur affiche deux puissances, « 2 000 VA / 1 200 W » par exemple, et ce ne sont pas deux façons de dire la même chose. Les VA sont la puissance apparente : la valeur commerciale, celle qui figure en gros sur le carton. Les watts sont la puissance active, la seule qui dise ce que l'appareil peut réellement alimenter. Le rapport entre les deux, le facteur de puissance, n'est pas une constante : c'est une caractéristique du modèle acheté.
0,54 à 0,9L'écart de facteur de puissance dans notre propre rayon. Deux onduleurs étiquetés « 3 000 VA » y délivrent 2 400 W et 2 700 W ; deux « 2 000 VA » y délivrent 1 200 W et 1 600 W. Comparer deux onduleurs sur les seuls VA n'a donc aucun sens.
La méthode, en trois lignes
- Additionnez les watts réellement consommés par ce que vous voulez secourir — et non la puissance inscrite sur l'alimentation. Une alimentation PC marquée 650 W n'en consomme que 60 à 150 en bureautique : c'est un maximum délivrable, pas une consommation.
- Ajoutez 20 à 30 % de marge. C'est le consensus de tous les constructeurs, sans exception. Elle couvre les pics de démarrage, l'appareil qu'on ajoutera dans un an, et surtout l'autonomie.
- Ne convertissez pas en VA. C'est l'étape que tous les guides ajoutent, et elle ne sert qu'à celui qui ignore les watts de l'onduleur. Nos fiches les donnent toutes : comparez des watts à des watts, et gardez les VA pour retrouver le modèle en rayon. Si vous n'avez vraiment que les VA sous les yeux, divisez par 0,6 — vous serez large, rarement déçu.
Ce que vous protégez, et la classe qui va avec
| Ce que vous protégez | Puissance à couvrir, marge comprise | Classe d'onduleur | Technologie |
| Box, routeur, caméra, enregistreur | 30 à 90 W | 650 à 1 000 VA | Off-line suffit |
| Poste bureautique et son écran | 150 à 250 W | 1 kVA | Line-interactive |
| Poste de travail complet, deux écrans | 300 à 500 W | 1500 VA à 2 kVA | Line-interactive |
| Poste de caisse complet | 250 à 400 W | 1500 VA à 2 kVA | Line-interactive |
| NAS, petit serveur | 300 à 700 W | 1 kVA à 2 kVA | On-line |
| Échographe, analyseur de laboratoire | 400 à 1 200 W | 2 kVA à 3 kVA | On-line, onde sinusoïdale |
| Baie de brassage complète | 800 à 2 000 W | 3 kVA rackable | On-line |
| Salle serveur, site industriel | 2 000 à 4 500 W | 6 kVA à 10 kVA | On-line sur bornier |
La règle de charge, et pourquoi elle paie deux fois
Ne chargez jamais un onduleur au-delà de 70 à 80 % ; visez 50 à 70 %. Ce n'est pas de la prudence de principe : l'autonomie n'est pas proportionnelle à la charge. Sur nos propres fiches techniques, diviser la charge par deux multiplie l'autonomie par 2,2 à 3, pas par 2. Un modèle donné pour 12 minutes à mi-charge en tient 26 au quart de charge ; un autre passe de 3,5 minutes à pleine charge à 10,5 minutes à la moitié. Le surdimensionnement vous achète donc du temps, et pas seulement de la sécurité.
Ce que personne ne dit, en revanche, c'est qu'il a une limite. Sous le quart de charge, le rendement d'un onduleur chute nettement — quelques points de pourcentage payés toute l'année sur la facture. Prendre deux fois plus gros « pour être tranquille » n'est pas gratuit : la bonne cible reste la moitié à deux tiers de la capacité.
Ce que chaque technologie protège vraiment
La coupure franche est la panne qu'on voit ; ce n'est pas celle qui tue le matériel. Ce qui use les alimentations, jour après jour, ce sont les creux de tension et les micro-coupures : quelques dizaines de millisecondes, un éclairage qui cligne à peine, et une alimentation qui compense en tirant plus de courant, chauffe et vieillit. C'est ce qui se produit chaque fois qu'un ascenseur, une pompe, un groupe froid ou une climatisation démarrent à proximité — le vrai sujet dans un immeuble de bureaux ou une boutique, bien avant le délestage.
| Technologie | Face à une variation de tension | Face à une coupure | Pour quoi |
| Off-line | Ne corrige rien : elle le fait basculer sur batterie | Bascule en 6 ms en typique, 10 ms au pire | Box, poste d'appoint, réseau stable |
| Line-interactive | Corrige par crans sans toucher à la batterie : entrée acceptée de 162 à 290 V selon les modèles | Bascule en quelques millisecondes | Poste de travail, caisse, équipement réseau |
| On-line double conversion | Sans objet : l'onde est reconstruite en permanence | Aucun temps de transfert | Serveur, baie, matériel sensible |
Contrairement à ce qu'on lit, le line-interactive n'est pas franchement plus rapide que l'off-line : les deux basculent en quelques millisecondes, et les constructeurs annoncent souvent la même fourchette pour les deux. Sa supériorité est ailleurs — il ne bascule pas.
Le calcul qu'on ne fait jamais
Un off-line placé sur une ligne qui descend régulièrement sous 190 V bascule plusieurs fois par jour. Or chaque décharge, même brève, entame la capacité de la batterie : à ce rythme, elle est usée en un à deux ans, et l'onduleur continue d'afficher un voyant vert. Le line-interactive encaisse ces mêmes creux sans consommer un seul cycle. C'est là qu'est l'écart de valeur entre les deux paliers, et il ne se voit sur aucune fiche technique : plus le réseau est mauvais, plus le line-interactive se rembourse en durée de vie de batterie.
Les onduleurs par technologie
La batterie est un consommable, et la chaleur la tue
Un onduleur n'est pas un achat définitif : sa batterie au plomb étanche est un consommable, comme un pneu. Les constructeurs annoncent trois à cinq ans — mais cette durée suppose des conditions précises, de l'ordre de 30 °C d'ambiance et d'une charge des trois quarts. Au-delà, elle fond.
8 à 10 °CChaque tranche de 8 à 10 °C au-dessus de 25 °C divise par deux la durée de vie d'une batterie plomb étanche — les constructeurs eux-mêmes ne s'accordent pas sur le chiffre exact, mais tous sur la règle. Et le dommage thermique est irréversible : la capacité perdue ne revient jamais.
Cela suffit à expliquer pourquoi deux onduleurs identiques ne vivent pas la même vie : posé dans un bureau climatisé, ou enfermé dans un caisson de comptoir, coincé contre une unité centrale, ou dans un local technique non ventilé en plein été, le même appareil ne rendra pas le même service au bout de trois ans. Une batterie est réputée morte quand elle ne restitue plus 80 % de sa capacité d'origine, et l'autonomie réelle s'effondre bien avant ce seuil. Autrement dit : une batterie donnée pour cinq ans se remplace en année trois ou quatre, pas le jour où elle lâche. D'où trois réflexes : lui laisser de l'air, chronométrer son autonomie une fois par an, et vérifier avant d'acheter qu'elle est remplaçable — si possible à chaud — et que la garantie la couvre, car elle l'est souvent moins longtemps que l'onduleur.
Deux pièges que personne n'écrit
La panne silencieuse. Un onduleur dont la batterie est morte continue de fonctionner normalement : il alimente, il filtre, son voyant est vert. Il ne cesse d'être un onduleur qu'au moment précis où l'on en a besoin. C'est la panne la plus fréquente du parc installé, et la seule qui ne se signale jamais toute seule.
Le temps de recharge. Une batterie vidée met de quatre à six heures à se recharger complètement sur les modèles de notre rayon. En période de délestage, deux coupures rapprochées dans la même journée signifient donc que la seconde vous trouve avec une réserve partielle — voire vide. C'est une raison de plus de ne pas dimensionner au plus juste. Nos batteries de remplacement et nos accessoires pour onduleurs couvrent les principales gammes : donnez-nous la référence exacte de votre appareil, nous confirmons le kit compatible.
Ce qu'on ne branche jamais sur la sortie ondulée
C'est le passage que personne n'écrit, et c'est la panne classique. Un onduleur n'est pas une multiprise : sa sortie secourue est calibrée pour de l'électronique, pas pour de la chauffe ni pour des moteurs.
- L'imprimante laser. Son four de fixation appelle des pics de plusieurs centaines de watts, très supérieurs à sa consommation moyenne, et cela à chaque page. Sur la sortie ondulée, elle met l'onduleur en surcharge et déclenche son alarme. La règle des constructeurs pour ce genre de charge est claire : soit on la sort de la protection, soit on surdimensionne l'onduleur d'un facteur trois. Une imprimante laser va donc sur les prises « parafoudre seule » ou sur une multiprise parafoudre séparée ; une imprimante jet d'encre, elle, ne pose pas ce problème.
- Le copieur et le destructeur de documents. Même mécanique, mêmes appels : ils figurent nommément dans les listes d'exclusion des manuels d'onduleurs. Voir notre guide du destructeur de papier.
- Tout ce qui chauffe — chauffage d'appoint, bouilloire, radiateur soufflant : un à deux kilowatts en continu, et ce n'est pas le métier d'un onduleur.
- Tout ce qui a un moteur — climatiseur, aspirateur, perceuse. Un compresseur appelle plusieurs fois son courant nominal au démarrage : les constructeurs parlent de surdimensionner l'onduleur de quatre à cinq fois pour le tenir. La bonne réponse n'est pas là — une climatisation se réalimente sur groupe électrogène, pas sur onduleur.
Les trois autres erreurs qu'on répare tous les mois
Dimensionner sur l'étiquette de l'alimentation plutôt que sur la consommation réelle. Espérer travailler pendant la coupure : un onduleur standard sert à enregistrer et à éteindre proprement, dix à trente minutes en standard, pas à tenir une soirée — pour cela, il faut des modules de batteries et un dimensionnement dédié. Oublier la forme d'onde : une sinusoïde approchée comporte, à chaque alternance, un bref palier à zéro que les alimentations PC à correcteur actif lisent comme une panne — la machine s'arrête au moment même où l'onduleur devait la sauver. Dès qu'il s'agit d'une station de travail, d'un serveur ou de matériel sensible, exigez l'onde sinusoïdale : en pratique, un modèle on-line.
Acheter son onduleur au Maroc
Nous référençons les marques qui structurent le marché marocain : Eaton, APC by Schneider Electric et nJoy sur les budgets serrés. Tous nos onduleurs sont neufs et couverts par la garantie officielle du constructeur, valable au Maroc auprès de son réseau agréé. Le rayon se parcourt aussi par puissance : 1 kVA, 1500 VA, 2 kVA, 3 kVA, 6 kVA, 10 kVA et 15 kVA et plus.
Comptez 1 à 5 jours ouvrés de livraison dans tout le royaume, ou un retrait sans frais à notre magasin de Témara. Les modèles de forte puissance et les onduleurs rackables sont lourds : ils partent sur palette et nous vous prévenons du créneau. Pour une société, la facture porte votre raison sociale et votre ICE.
Vous équipez une baie, une salle serveur, un cabinet d'imagerie ou un laboratoire ? Le dimensionnement se fait sur relevé de charge, pas sur catalogue : envoyez-nous votre inventaire, nous répondons sous 24 h ouvrées. Les autres services aux entreprises sont détaillés sur l'espace pro, et la méthode complète dans le guide d'achat de l'onduleur.
Questions fréquentes
Quelle puissance d'onduleur pour un PC de bureau ?
Un poste bureautique complet — unité centrale, écran, box — consomme 150 à 250 W en réalité, marge comprise. Un
onduleur de 1 kVA le couvre sans effort, et
1500 VA à
2 kVA deviennent nécessaires dès qu'il y a une carte graphique ou un deuxième écran. Ne vous fiez jamais à la puissance inscrite sur l'alimentation du PC : c'est un maximum délivrable, pas une consommation.
Pourquoi un onduleur 1500 VA ne délivre-t-il pas 1500 W ?
Parce que les VA mesurent la puissance apparente et les watts la puissance active, et que le rapport entre les deux — le facteur de puissance — vaut 0,54 à 0,9 selon les gammes. Dans notre propre rayon, deux modèles étiquetés « 2 000 VA » délivrent l'un 1 200 W, l'autre 1 600 W. C'est la valeur en watts qui doit décider de votre achat, jamais l'étiquette en VA.
Quel onduleur pour un échographe ou un appareil de laboratoire ?
Un
on-line double conversion à onde sinusoïdale, qui reconstruit le courant en permanence sans aucun temps de transfert. Attention à la raison :
aucune norme n'impose cette technologie — la certification médicale CEI 60601-1 porte sur les courants de fuite, l'isolement et les prises hospitalières, pas sur la topologie de l'onduleur. Ce qui l'impose, c'est l'électronique de l'appareil, dont l'alimentation à correcteur actif ne tolère ni sinusoïde approchée ni coupure de bascule. Dimensionnez large — un constructeur d'échographe recommande plus de 1 000 VA pour un appareil qui n'en consomme que 400 — et faites valider l'installation par le service biomédical.
Demandez-nous un devis avec la référence exacte de la machine.
Peut-on brancher une centrifugeuse ou un congélateur de laboratoire sur un onduleur ?
Pas sur la même sortie que l'électronique de mesure. Un moteur de compresseur ou de centrifugeuse appelle cinq à huit fois son courant nominal au démarrage : il fait passer l'onduleur en surcharge et perturbe tout ce qui partage sa sortie. La pratique est donc de séparer les charges à moteur sur une branche à elles. Si un congélateur doit vraiment être secouru, il lui faut son propre onduleur, à onde sinusoïdale et à forte capacité de surcharge — c'est un dimensionnement sur mesure, pas un achat sur catalogue :
décrivez-nous l'installation.
Combien de temps tient un onduleur pendant une coupure ?
Cinq à quinze minutes à mi-charge sur les modèles courants : de quoi enregistrer et éteindre proprement, pas de quoi travailler. L'autonomie n'est pas proportionnelle à la charge — diviser celle-ci par deux la multiplie par 2,2 à 3. Pour tenir plus longtemps, on n'achète pas « plus gros » au hasard : on ajoute des modules de batteries, disponibles sur les gammes
on-line et
rackables.
Peut-on brancher une imprimante laser sur un onduleur ?
Pas sur les prises ondulées : le four d'une
imprimante laser appelle des pics de plusieurs centaines de watts à chaque page et met l'onduleur en surcharge. Branchez-la sur les prises « parafoudre seule » de l'appareil, ou sur une
multiprise parafoudre séparée. Même règle pour un chauffage d'appoint, une bouilloire ou un climatiseur.
Au bout de combien de temps faut-il changer la batterie d'un onduleur ?
Trois à cinq ans en usage normal, et moitié moins si l'appareil vit au chaud : chaque tranche de 8 à 10 °C au-dessus de 25 °C divise la durée de vie par deux, et le dommage thermique est irréversible. En pratique, une batterie donnée pour cinq ans se remplace en année trois ou quatre, avant qu'elle ne descende sous 80 % de sa capacité. Testez l'autonomie une fois par an en débranchant l'onduleur en charge : un appareil à batterie morte fonctionne en apparence normalement. Nous référençons les
batteries de remplacement des principales gammes.
Livrez-vous les onduleurs partout au Maroc ?
Oui, sous 1 à 5 jours ouvrés à Casablanca, Rabat, Marrakech, Tanger, Agadir et dans tout le royaume, ou en retrait au
magasin de Témara. Les modèles de forte puissance et les
rackables partent sur palette, avec créneau annoncé. Facture au nom de votre société avec son ICE, et
devis sous 24 h ouvrées pour une baie ou une salle serveur.
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